Indivision et cohésion

 

 

Le CNB ayant communiqué ce matin, vous avez sans doute pris connaissance du compte rendu du rendez-vous qui s’est tenu hier soir, mardi 18 septembre 2018, entre Madame la ministre de la justice et les représentants de notre profession au sujet de la loi de programmation 2018-2022 et pour la réforme de la justice, dont l’un des pans concerne la procédure de saisie immobilière.

La chancellerie a renoncé à la déjudiciarisation de la vente et devrait approuver les propositions d’amélioration et de simplification présentées par la profession.

Il faut s’en féliciter et remercier tous ceux qui ont œuvré pour parvenir à emporter l’adhésion de nos gouvernants, au premier rang desquels le CNB.

Ce travail n’est pour autant pas terminé et il faudra aussi convaincre les parlementaires, parmi lesquels se trouvent des partisans de la déjudiciarisation.

À chacun de nous de faire la démonstration de notre savoir-faire et de l’intérêt, pour le justiciable et toutes les parties à la procédure de la nécessaire présence du juge, seul garant dans une matière si particulière.

Ainsi, dans les semaines, les mois et les années à venir, il nous appartiendra de faire preuve de cohésion pour démontrer notre capacité à faire face aux enjeux du futur en respectant notre serment.

Mais l’actualité ce n’est pas que la cohésion, mais aussi… l’indivision, thème majeur de notre prochain colloque du 19 octobre.

Je ne vous cache pas que la richesse des échanges des deux réunions préparatoires est promesse d’un colloque qui apportera de nombreuses réponses aux questions que vous vous posez et offrira des outils pratiques et des réflexes inattendus à tous les avocats qui sont confrontés à cette matière, notamment en contemplation des évolutions de nos modes de vie.

Les membres du bureau et du conseil d’administration qui ont préparé ce rendez-vous et travaillent déjà aux prochains colloques, espèrent encore vous y voir en nombre.

Ce sera l’occasion de vous serrer la main et de vous embrasser.

À vos bulletins,

Votre toujours dévoué,

Frédéric KIEFFER
Président de l’AAPPE