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Publié le
| Com., 29 mai 2024, 22-24267
Jurisprudence
Droit du crédit et du financement

L'obligation de règlement de la caution perdure au-delà du terme du cautionnement

En l’absence de stipulation contractuelle expresse limitant dans le temps le droit de poursuite du créancier, le fait que la caution soit appelée à payer postérieurement à la date limite de son engagement est sans incidence sur l’obligation de la caution portant sur la créance née avant cette date.

Publié le
| Com., 29 mai 2024, 22-20308
Jurisprudence
Procédure civile

Précisions sur les facteurs de diminution de la valeur du gage du créancier et d'appauvrissement du débiteur en matière d'action paulienne

La cour d’appel n’a pas donné de base légale en rejetant l’action paulienne de la banque sans rechercher, comme il lui était demandé, si la difficulté de négocier les parts sociales et le risque d’inscription d’hypothèques sur l’immeuble du chef de la SCI ne constituaient pas des facteurs de diminution de la valeur du gage du créancier et d’appauvrissement du débiteur.

Publié le
| Com., 29 mai 2024, 22-21041
Jurisprudence
Suretés

L'obligation de règlement de la caution perdure au delà du terme du cautionnement

En premier lieu, ayant constaté que M. [J] s’était rendu caution pour une durée de 108 mois expirant le 8 février 2017, la cour d’appel en a exactement déduit, dès lors que ce dernier n’invoquait ni ne démontrait l’existence dans le contrat de cautionnement d’une stipulation expresse restreignant dans le temps le droit de poursuite de la banque, sans dénaturer l’acte de cautionnement, ni étendre l’engagement de caution au-delà des limites dans lesquelles il avait été contracté, que M. [J] s’était engagé à payer toutes les sommes que pourrait devoir la société débitrice au titre du prêt au terme de cette durée, peu important que le contrat de prêt ait été d’une durée moindre, en l’occurrence de 84 mois, et que les sommes dues aient été exigibles postérieurement à l’expiration du cautionnement.

Publié le
| Civ. 1, 29 mai 2024, 23-12904
Jurisprudence
Droit du crédit et du financement

La clause d'exigibilité anticipée stipulant la résiliation de plein droit du contrat de prêt 15 jours après l'envoi d'une mise en demeure est abusive

La clause d’exigibilité anticipé stipulant la résiliation de plein droit du contrat de prêt 15 jours après l’envoi d’une mise en demeure est abusive car elle crée un déséquilibre significatif entre les droits et obligations des parties au détriment du consommateur ainsi exposé à une aggravation soudaine des conditions de remboursement. Le délai de 15 jours n’est pas raisonnable.

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